Examen de conscience

Examen de conscience

Pour préparer une bonne confession

On doit, se confesser au moins tous ses péchés mortels non encore confessés dans une bonne confession et dont on se souvient.

Qu’est ce qu’un péché mortel ?

Le péché mortel est une désobéissance à la loi divine par laquelle on manque gravement à ses devoirs envers Dieu, envers le prochain et envers soi-même.

Un péché est appelé mortel lorsqu’ il remplit ses 3 conditions : 

  • Gravité
  • Pleine conscience
  • Liberté

Il faut être précis dans ce que l’on confesse, suffisamment pour que le prêtre comprenne de quoi il s’agit. Pour cela, il faut demander à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes, et s’en examiner grâce à un examen de conscience comme celui ci-dessous.

Prière pour bien s’examiner :

Très sainte Vierge Marie, ma Mère, daignez m’obtenir une vraie douleur d’avoir offensé le bon Dieu… le ferme propos de m’en corriger… et la grâce de faire une bonne confession.
Saint Joseph, daignez intercéder pour moi auprès de Jésus et de Marie.
Mon bon ange gardien, daignez me rappeler mes péchés et m’aider à les bien accuser sans fausse honte.

Il est bien, à mesure que l’on revoit ses péchés, de s’en repentir et d’en demander pardon à Dieu, implorant la grâce d’un ferme propos.

Le Créateur a donné un livre à chaque homme : c’est sa conscience ; il faut le feuilleter souvent, car c’est le seul de votre bibliothèque que vous emporterez dans l’éternité

Saint Bernard

Le grand mal, c’est que l’on se connaît pas parce qu’on ne pratique pas généreusement l’examen particulier et général chaque jour.


COMMANDEMENTS DE DIEU

1er commandement (prières, religion)

Un seul Dieu tu adoreras et aimeras parfaitement.

Avoir négligé la prière ou l’avoir accomplie sans cœur, sans attention ni respect pour la présence de Dieu. Craint de se montrer chrétien, par peur du regard des autres.
Avoir parlé ou agi contre la religion. Avoir pratiqué des superstitions, du spiritisme, ou de la magie. Avoir tenté Dieu.

Péchés contre la foi 

  • Ignorer ou négliger de connaître sa foi.
  • Refuser volontairement un enseignement ou un dogme de l’Église.
  • Lire ou fréquenter des contenus contraires à la foi chrétienne.
  • Appartenir à des idéologies ou organisations contraire à la foi et à la dignité humaine (franc-maçonnerie, sectes, idéologies athées ou totalitaires etc) 

Péchés contre l’espérance 

  • Penser qu’il est impossible de vivre en vrai chrétien aujourd’hui.
  • Douter volontairement de la miséricorde ou de la puissance de Dieu.
  • Désespérer de Dieu, de l’Église et de son Salut.

Péchés contre la charité 

  • Se réclamer de la “charité” tout en rejetant la vérité.
  • Faire preuve d’indifférence religieuse ou de tiédeur spirituelle.
  • Négliger sa relation personnelle avec Dieu.
  • Manquer de reconnaissance envers Dieu pour ses bienfaits.
  • S’approcher des sacrements sans disposition intérieure (confession ou communion sacrilège : absence de repentir, ou communion en état de péché mortel).

2e commandement (respect de Dieu)

Dieu en vain tu ne jureras— ni sans raison ni faussement.

  • Avoir blasphémé ou parlé de Dieu sans respect.
  • Avoir utilisé le nom de Dieu pour justifier le mal.
  • Avoir utilisé son nom à la légère.
  • Avoir juré faussement ou invoqué Dieu pour un mensonge.
  • Avoir juré inutilement ou dans un contexte inadéquat.
  • Avoir maudit quelqu’un.
  • Avoir manqué de respect envers ce qui est sacré (objets, lieux, sacrements). 
  • Avoir manqué de respect envers l’Église, les saints ou les personnes consacrées.

3e commandement (messe, repos dominical)

Les dimanches tu sanctifieras — en servant Dieu dévotement.

Le 7e jour doit être consacré à Dieu, cette obligation est précisée dans les 1er et 2e commandements de l’Église.

  • Avoir manqué la messe dominicale ou de préceptes (Ascension, Assomption, Toussaint et Noël) volontairement par paresse ou négligence.
  • Être arrivé en retard par négligence ou manque de respect pour la liturgie.
  • Avoir un comportement inapproprié lors de la messe. (Téléphone, bavardage etc)
  • Je me suis laissé dissiper pendant la messe
  • Avoir profané le dimanche par des activités contraires à la foi ou la morale.
  • Avoir travaillé sans nécessité réelle.
  • Avoir négligé de vivre ce jour dans la prière, le repos et la charité.

4e commandement (parents, enseignants, autorité..)

Tes père et mère tu honoreras,  — les assistant fidèlement.

  • Enfants : Désobéissance, insolence, pensées de haine, violence, moquerie, ingratitude envers ses parents. Manque de respect envers les grands-parents. Mauvais esprit à l’école.
  • Devenus adultes : ne pas avoir assisté ses parents (visites, soutien matériel, soutien spirituel : prières, sacrements), avoir négligé de prier pour eux durant leur vie et après leur mort, manqué de respect dans les conversations.
  • Parents : Mauvais exemples donnés par certains défauts évidents, avoir trop gâté ses enfants, avoir négligé leur éducation, ne pas les faire prier régulièrement, ne pas surveiller leur catéchisme, ne pas les aider à bien recevoir les sacrements, ne pas avoir fait le choix d’une école vraiment catholique alors qu’on le pouvait, ne pas avoir bien surveillé leurs amitiés, leurs lectures, la télévision. Avoir contrarié une vocation. Ne pas veiller sur les fréquentations jeunes gens – jeunes filles.
    Ne pas intervenir d’une manière nette devant un désordre moral. Ne pas les soutenir dans des milieux où leur foi et leurs mœurs sont exposés.
  • Époux : Manqué de support mutuel. Égoïsme. Avoir maltraité son conjoint. L’avoir critiqué devant les enfants. Avoir favorisé une mauvaise ambiance familiale.
  • Subordonnés : Manque de respect mutuel, d’obéissance à ses supérieurs. Avoir fait du tort à l’autorité par des critiques. Avoir manqué de conscience professionnelle (rythme de travail, respect de ce qui est confié).
  • Supérieurs : Ne pas donner le salaire ou les prestations dues, ou donner avec retard injuste. Rendre l’obéissance difficile par ses moqueries ou ses exigences.
    « Avoir ses têtes. » Donner publiquement le mauvais exemple. Ne pas veiller à la moralité dans l’entreprise. Ne pas faciliter les devoirs religieux de ses subordonnés.

5e commandement (colères, violences, scandales)

Homicide point ne seras — sans droit ni volontairement.


Péchés contre la vie et la dignité humaine

  • Avoir commis, favorisé ou approuvé un meurtre, un avortement ou une euthanasie.
  • Avoir porté atteinte injustement à autrui par la violence physique ou morale.
  • Avoir causé le péché d’autrui par ses paroles, ses conseils ou son exemple.
  • Avoir négligé d’aider une personne en danger (manquement au devoir d’assistance).
  • Avoir abusé de drogues, d’alcool ou d’excès qui détruisent la santé et la raison.
  • Avoir manqué de compassion envers les souffrants.
  • Avoir fait preuve de cruauté envers les personnes ou les animaux.

Péchés contre la paix, la charité et la miséricorde :

  • Avoir nourri la haine, la colère, la rancune ou le désir de vengeance.
  • Avoir manqué de pardon ou entretenu volontairement l’amertume du cœur.
  • Avoir donné de mauvais conseils ou diffusé des lectures, musiques ou contenus nuisibles à la foi et à la morale. 
  • Avoir manqué de paix intérieure par impatience, rancune ou dureté de cœur.
  • Avoir été indifférent aux besoins ou aux épreuves d’autrui.
  • Avoir semé la division par la médisance ou la calomnie.

6e et 9e commandements (impureté : pensées, actions)

L’impureté tu ne commettras — ni de corps ni de consentement.
Désirs mauvais tu repousseras — pour garder ton corps chastement.

Péchés contre la chasteté du corps

  • Avoir eu des relations sexuelles hors mariage (fornication).
  • Avoir commis l’adultère (quand l’un ou les deux partenaires sont mariés).
  • Avoir recouru au divorce pour rompre un mariage sacramentel.
  • Avoir commis ou approuvé des actes incestueux, contre nature ou bestiaux.
  • Avoir pratiqué des actes homosexuels ou en avoir approuvé la pratique.
  • Avoir utilisé volontairement des moyens contraceptifs ou stérilisants.
  • Avoir refusé sans motif grave et de façon prolongée le devoir conjugal envers son époux(se).
  • Avoir commis le péché solitaire (acte impur volontaire).
  • Avoir posé des gestes impurs (attouchements, baisers voluptueux, embrassements prolongés, etc.).

Péchés contre la chasteté du coeur et des sens

  • Avoir entretenu volontairement des pensées ou désirs impurs.
  • Avoir provoqué ou favorisé ces désirs (vêtements impudiques, regards, familiarités coupables, flirts).
  • Avoir cherché ou accepté des situations d’imprudence (rencontres ambiguës)
  • Avoir regardé, lu ou écouté des contenus obscènes/pornographiques (films, chansons, images, conversations).
  • Avoir participé à des danses, spectacles ou divertissements contraires à la pudeur chrétienne.
  • Avoir manqué de modestie dans la tenue, le langage ou les attitudes.

7e et 10e commandement (vol, désirs de voler)

Le bien d’autrui tu ne prendras — ni retiendras injustement.
Bien d’autrui tu ne convoiteras — pour l’avoir malhonnêtement.

Péchés contre la justice et la propriété

  • Avoir pris ou gardé volontairement le bien d’autrui (vol matériel ou moral).
  • Avoir négligé de restituer ce que l’on devait ou ce que l’on avait pris injustement.
  • Avoir omis de payer ses dettes, salaires ou engagements financiers.
  • Avoir profité d’une situation, d’un poste ou d’une faiblesse pour obtenir un avantage injuste.
  • Avoir conclu ou accepté une transaction ou un contrat inéquitable.
  • Avoir causé du tort au bien d’autrui par fraude, mensonge, tricherie ou tromperie.
  • Avoir détérioré volontairement un bien commun ou un bien confié.
  • Avoir gaspillé ou fait des dépenses inconsidérées au détriment de sa famille ou de ses responsabilités.
  • Avoir joué de l’argent au risque de mettre en péril ses devoirs ou la stabilité du foyer.

Péchés contre la charité et la tempérance dans les désirs

  • Avoir envié la richesse, la réussite ou les dons d’autrui.
  • Avoir souhaité le mal ou nourri du ressentiment envers ceux qui possèdent davantage.
  • Avoir laissé la jalousie ou la cupidité troubler la paix du cœur.
  • Avoir manqué de gratitude envers Dieu pour les biens reçus.
  • Avoir refusé de partager ou d’aide quand on en avait les moyens.

8e commandement (mensonges, médisances, calomnies)

Faux témoignages tu ne diras — ni mentiras aucunement.

  • Avoir menti volontairement pour tromper, manipuler ou se justifier.
  • Avoir nui à la réputation d’autrui par médisance, calomnie ou faux témoignage.
  • Avoir divulgué sans nécessité les fautes réelles d’autrui (violation du secret ou de la discrétion).
  • Avoir jugé témérairement le prochain sans connaître la vérité.
  • Avoir écouté ou relayé des critiques, rumeurs ou commérages.
  • Avoir prêté l’oreille à la médisance ou pris plaisir à entendre le mal d’autrui.
  • Avoir omis de réparer une parole injuste ou de rétablir la vérité après avoir blessé une réputation.
  • Avoir violé un secret de confession, de confiance ou professionnel.
  • Avoir lu ou exploité une correspondance ou des messages qui ne nous étaient pas destinés.
  • Avoir dissimulé volontairement la vérité pour en tirer avantage.
  • Avoir agi avec hypocrisie ou fausse apparence de vertu.
  • Avoir tenu des propos flatteurs ou manipulateurs pour obtenir quelque chose
  • Avoir manqué de franchise ou de courage pour défendre la vérité avec charité.

Commandements de l’Église

1er commandement — Sanctifier les dimanches et les jours de fête

Les dimanches et jours de fête, tu sanctifieras — en participant à la Messe et en t’abstenant des œuvres serviles.

Le dimanche est le jour du Seigneur, mémorial de la Résurrection.
C’est le centre de la vie chrétienne et un jour consacré à Dieu, à la famille et à la charité.

  • Avoir manqué volontairement la Messe du dimanche ou d’un jour de fête.
  • Avoir travaillé sans nécessité grave un jour consacré au Seigneur.
  • Avoir négligé de vivre le dimanche comme un jour de prière, de repos et de joie chrétienne.

2e commandement – Se confesser au moins une fois par an

Tu confesseras tes péchés — au moins une fois l’an.

La confession régulière purifie le cœur, restaure la grâce baptismale et fortifie contre le péché.
Elle prépare aussi à recevoir dignement l’Eucharistie.

  • Avoir négligé de se confesser au moins une fois l’an.
  • Avoir repoussé la confession par paresse, orgueil ou fausse honte.
  • Avoir reçu la communion sans s’être confessé d’un péché grave.

3e commandement – Communier au moins à Pâques

Tu recevras ton Créateur — au moins à Pâques, en état de grâce.

Recevoir le Corps du Christ est le sommet de la vie chrétienne.
La communion pascale unit profondément à Dieu et à l’Église tout entière.

  • Ne pas avoir communié au temps de Pâques sans motif légitime.
  • Avoir reçu la communion sans préparation intérieure ou sans contrition.
  • Avoir communié en état de péché grave (communion sacrilège).

4e commandement – Observer le jeûne et l’abstinence

Tu observeras les jours de jeûne et d’abstinence fixés par l’Église.

Le jeûne et l’abstinence aident à maîtriser les désirs du corps et à ouvrir le cœur à Dieu.
Ils expriment la pénitence, la solidarité avec les pauvres et la préparation aux fêtes liturgiques.

  • Avoir manqué volontairement le jeûne du Mercredi des Cendres ou du Vendredi Saint.
  • Avoir mangé de la viande un vendredi sans motif sérieux.
  • Avoir négligé tout esprit de pénitence durant l’année.

5e commandement – Subvenir aux besoins de l’Église

Tu subviendras, selon tes moyens, aux besoins matériels de l’Église.

Ce commandement rappelle la responsabilité de chaque fidèle envers la mission de l’Église :
annoncer l’Évangile, servir les pauvres, entretenir les lieux de culte et soutenir ses ministres.

  • Avoir refusé ou oublié de contribuer à la vie matérielle de l’Église.
  • Avoir manqué de reconnaissance pour les biens reçus d’elle (sacrements, accompagnement, prière).
  • Avoir manqué de générosité envers les pauvres, les missions ou les œuvres chrétiennes.

Péchés capitaux

Orgueil : Amour-propre. Entêtement. Susceptibilité. Vanité. Coquetterie. Attitude hautaine, méprisante. Recherche des louanges, des honneurs. Ambition démesurée. Pensées de supériorité.

Avarice : Voir 7e et 10e commandements de Dieu. Trop attaché à l’argent (pas d’aumône selon ses moyens). Ne pas avoir payé le denier du culte.

Luxure : Voir 6e et 9e commandements de Dieu.

Envie : Avoir entretenu des pensées de jalousie du bonheur, du bien ou du succès des autres. Chercher à nuire aux autres par envie. S’être réjoui du mal ou attristé du bien d’autrui.

Gourmandise – Ivresse : Excès dans le manger ou le boire. Ivresse (avec perte de la raison). Gourmandise.

Colère : Voir 5e commandement de Dieu. Grossièreté. Mauvaise humeur. Emportements.

Paresse : Au lever. Dans le devoir d’état, religieux. Oisiveté. Pertes de temps en futilités. Indolence.


Préparation immédiate

Après l’examen de conscience, pour exciter la contrition dans votre cœur, lisez lentement les pensées suivantes.

Motifs de contrition :
Mes péchés sont une révolte contre Dieu, mon Créateur, mon souverain Maître et mon Père.
Ils souillent mon âme, la blessent et, s’ils sont graves, lui donnent la mort.
Je me rappellerai encore :
1° Le Ciel, qui serait perdu pour moi si je mourrais en état de péché grave ;
2° L’Enfer, où je tomberais pour l’éternité ;
3° Le purgatoire, où la justice divine devra achever de me purifier de toute faute vénielle et de toute dette ;
4° Notre-Seigneur Jésus-Christ mourant sur la croix, pour expier mes péchés ;
5° La bonté de Dieu, qui est tout amour, bonté infinie, toujours prête à pardonner celui qui accepte de se repentir.

Surtout, si la confession vous coûte un peu, dites :
Une prière à la très sainte Vierge Souvenez-vous. Elle vous aidera.

Pensez à être : Clair, Concis et Concret !

Votre préparation achevée, entrez au confessionnal avec humilité et recueillement, songeant que le prêtre tient la place de Jésus-Christ Notre-Seigneur, et déclarez tous vos péchés sincèrement.


Méthode de confession à l’usage de tous les fidèles

Au confessionnal

En vous agenouillant, dites :

«Bénissez-moi, mon Père, car j’ai péché.»

Le prêtre vous bénit en disant :

«Que le Seigneur soit dans votre cœur et sur vos lèvres pour que vous fassiez une bonne confession, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.»

Et vous continuez ainsi :

«Il y a… que je ne me suis confessé. Ma confession a été bonne, j’ai reçu l’absolution et fait ma pénitence.»

Puis vous accusez vos péchés :

«Mon Père, je m’accuse d’avoir…»

C’est maintenant le moment de confesser tes péchés, c’est-a-dire de t’accuser. C’est un terme fort, mais c’est bien de cela qu’il s’agit. Tu dois reconnaître ta faute, sans chercher à te justifier. C’est vraiment une accusation personnelle.
Et cela demande du courage. Il faut simplement dire à quelles conclusions tu es parvenu après avoir examiné ta vie sous le regard de Dieu.


À la fin de la confession

« Je m’accuse aussi de tous les péchés que j’ai pu oublier … »

Écoutez les conseils et avis du prêtre, et au moment où il donne l’absolution, récitez avec foi l’acte de contrition.


Acte de contrition

« Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence. »

Le prêtre vous renvoie en disant :

«Allez en paix»,
et vous pouvez lui répondre :
«Merci, mon Père.»

Il vous donne également une « pénitence », le plus souvent une prière à faire après la confession. C’est pour vous un signe de conversion et de pénitence. Il montre votre volonté de réparer l’offense que vous avez faite à Dieu par vos péchés. Cette réparation fait partie du sacrement de réconciliation. Elle inclut aussi la réparation des torts que vous avez causés, selon vos possibilités. Ainsi, si vous avez volé quelque chose, vous devez le rendre (vous pouvez le faire de manière anonyme). Si vous avez blessé quelqu’un, vous devez au moins demander pardon.

Après la confession

Remercier Dieu de cette grâce — goûter cette joie de la pureté de l’âme et de la présence de Dieu.
Faire sa pénitence* aussitôt avec foi et en esprit de réparation (on peut communier avant d’accomplir sa pénitence, si on n’a pas eu le temps de la faire).

Réfléchir sur les conseils donnés par le prêtre et chercher les moyens à employer pour y être fidèle.

QU’EST-CE QUE LA PÉNITENCE ?

« La pénitence est l’acte par lequel le chrétien reconnaît son péché, en demande pardon à Dieu et s’engage à se convertir. Elle exprime le regret du mal commis et la volonté de réparer, par la prière, le jeûne ou les œuvres de charité. »

(Source : Marc 1:15, Luc 15:18)


QUE SONT LES ŒUVRES DE MISÉRICORDE ?

« Les oeuvres de miséricorde sont les actions charitables par lesquelles nous venons en aide à notre prochain dans ses nécessités corporelles et spirituelles. »

Les oeuvres de miséricorde corporelle :

  •  donner à manger à ceux qui ont faim,
  • donner à boire à ceux qui ont soif, 
  • vêtir ceux qui sont nus, 
  • abriter les étrangers, 
  • visiter les infirmes, 
  • visiter les prisonniers, 
  • ensevelir les morts.

(Source : Matthieu 25 :31-46, la parabole du Jugement dernier )

Les oeuvres de miséricorde spirituelle :  

  • conseiller ceux qui en ont besoin,
  • instruire les ignorants, 
  • exhorter les pécheurs, 
  • consoler les affligés, 
  • pardonner les offenses,
  • supporter patiemment les personnes « ennuyeuses », 
  • prier Dieu pour les vivants et pour les morts.

(Source : Luc 6 : 36-37, Jacques 5 : 19-20, Jacques 5 :19-20, Tobie 12: 12 et 2 Maccabées 12 :44-45)



Surtout ne vous laissez pas aller aux scrupules.

Si le démon essaie de venir vous troubler, ne discutez pas avec lui.
Jésus n’a pas institué le sacrement de pénitence pour nous torturer, mais pour nous délivrer.
Ce qu’il demande, c’est une grande loyauté dans le retour à son amour, dans l’accusation de nos fautes (surtout les mortelles) et dans la promesse de prendre réellement les moyens de fuir le péché.

C’est ce que vous avez fait.
Remerciez Jésus et sa sainte mère.

« Allez en paix et ne péchez plus ! »

« Seigneur ! J’abandonne mon passé à votre miséricorde, mon présent à votre amour, mon avenir à votre providence ! »
(Padre Pio)


Psaume de la contrition – Ps 50

Ayez pitié de moi, ô Seigneur, selon votre grande miséricorde.

Et selon la multitude de vos bontés, effacez mon iniquité.

Lavez-moi encore plus de mon iniquité, et purifiez-moi de mon péché.

Car je connais mon iniquité, et mon péché est toujours devant moi.

J’ai péché contre vous seul et j’ai fait le mal en votre présence ;

J’en fais l’aveu afin que vous soyez reconnu juste dans vos sentences et sans reproche dans vos conduites.